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LA PARTICIPATION CITOYENNE : C’EST QUOI ?

La participation citoyenne est une pratique démocratique qui consiste à associer les citoyens au processus de décision politique, en dehors des rendez-vous électoraux. 

Les démarches participatives permettent à des citoyens non experts de donner un avis et/ou de formuler des propositions sur des projets de réformes, des politiques publiques ou encore des sujets de controverses qui appellent la construction d’un consensus.

La participation citoyenne ne s’improvise pas.

Créer des temps d’échanges et de débats entre citoyens, pour leur permettre par exemple de définir ensemble les priorités et les finalités d’une politique publique, exige un cadrage rigoureux et constitue un apprentissage à l'écoute d'autrui et au vivre ensemble.

La robustesse des dispositifs est une condition essentielle pour obtenir des résultats réellement susceptibles d’améliorer l’action publique.

À quoi sert la participation citoyenne ?

Du point de vue du citoyen, participer à une concertation c’est apporter son regard et son expérience sur un sujet, exprimer et confronter ses convictions pour apporter des solutions communes.

Chaque citoyen est concerné par les politiques publiques, qu’elles portent sur la santé, la sécurité, l’éducation, le travail, l’alimentation… ou tout autre sujet ayant un impact sur la vie quotidienne locale.

Sans être spécialiste des questions en débat, chacun peut expliquer ce qui lui semble nécessaire ou souhaitable. Les démarches de participation citoyenne permettent de susciter des échanges et des débats.

 Pour cela, elles s’appuient sur la mise à disposition d’informations plurielles sur le thème de la concertation pour permettre aux citoyens de prendre connaissance des différentes positions d’experts sur le sujet, avant d’en débattre ensemble.

Grâce à ces informations ou avec l’appui d’experts, chacun peut proposer des solutions nouvelles ou suggérer des changements.

La participation citoyenne à l’échelle locale : un vaste panel d’outils.

Un article classique de 1969 de la chercheuse américaine Sherry Arnstein propose ainsi une "échelle de la participation citoyenne" en distinguant trois grands paliers :

  •  le premier est celui de la manipulation ou de la "non-participation" et renvoie aux réalités dans lesquelles il s’agit simplement de donner l’illusion d’une association des citoyens à la discussion,
  •  le second est celui de la "coopération symbolique" : il s’agit cette fois d’informer ou de consulter mais sans donner véritablement de pouvoir d’agir à ceux auxquels on s’adresse,
  • la troisième catégorie de démarches participatives, celle du troisième palier de l’échelle, seule mériterait d’être considérée comme participative en ce qu’elle donne aux citoyens le statut de "partenaires" de l’action publique, leur déléguerait une parcelle de pouvoir ou leur permettrait de contrôler réellement la décision.

Face à la diversité des besoins et des contextes, les acteurs des démarches participatives ont redoublé de créativité pour créer des outils de participation citoyenne variés.

EN 1ER LIEU DES OUTILS “DITS” DE TERRAIN PERMETTENT UN DIALOGUE DIRECT ET OUVERT, FAVORISANT LA COLLABORATION ENTRE LES PARTICIPANTS :

 

Parmi eux, on peut compter ceux de type plutôt “classiques” comme :

  • Les réunions publiques
  • Les ateliers participatifs
  • Les conseils de quartier
  • Les conseils de développement

Mais, des outils de participation plutôt originaux ont vu le jour plus récemment, dont voici la liste (non-exhaustive) :

  • Les conventions citoyennes
  • Les budgets participatifs
  • Les diagnostics en marchant
  • Les débats mouvants

EN DEUXIEME LIEU IL EXISTE DES OUTILS NUMERIQUES DE LA PARTICIPATION CITOYENNE :

 

Pour questionner et consulter

La consultation en ligne vise à demander l’avis des citoyens sur un projet afin de s’assurer que ce dernier réponde au mieux à leurs attentes, besoins et préoccupations. Consulter l’avis de la population permet à cette dernière de se sentir écoutée et investie dans la mise en place de tels projets.

Le questionnaire permet de mener un sondage ou une enquête pour recueillir l’avis des habitants sur des projets menés ou à venir. À la fois simple d’utilisation pour les participants et d’administration pour les décideurs publics, le questionnaire en ligne constitue une solution idéale pour recueillir un grand nombre d’avis en peu de temps.

En ce qui concerne l’appel à idées, celui-ci se prête plus facilement à l’expression de propositions des habitants sur un projet à venir. Le principe est simple : les citoyens et/ou associations disposent d’un espace en ligne sur lequel ils peuvent déposer des idées et commenter celles des autres. Chaque contribution est soumise aux votes des autres internautes, l’évaluation permettant ainsi de classer les projets par nombre de votes.

De même, l’appel à projets permet aux usagers de proposer leurs projets pour le territoire ou pour la structure. Localisation du projet, envoi d’un devis permettant d’évaluer le coût de la réalisation du projet, etc. Les utilisateurs soumettent leurs propositions de façon concrète et en quelques clics seulement.

Pour co-décider et co-construire

Outre les concertations réglementaires, de plus en plus de décideurs publics font également le choix d’inclure volontairement les habitants dans l’élaboration de leurs projets d’aménagement et de planification.

Pour approfondir une discussion commencée en présentiel ou créer un débat en ligne, il est possible de se servir d’outils à visée délibérative tels que les tables rondes. Similaires au forum en ligne, les utilisateurs se rassemblent par groupe de 10 personnes pour débattre dans un cadre convivial sur un sujet précis.

La votation citoyenne est un bon moyen d’impliquer les citoyens dans les prises de décision. En effet, cet outil consiste à soumettre un ou plusieurs sujets au vote du public. Celui-ci peut alors exprimer son avis par le biais d’un scrutin sécurisé, en ligne comme en présentiel.

Partie intégrante de la démocratie participative, le budget participatif vise à allouer une part du budget d’investissement de la ville / département / région exclusivement aux projets des citoyens. Ces derniers ont alors deux options, être à l’initiative de projet et/ou voter pour ceux qu’ils trouvent les plus pertinents.

Toutefois, le choix de l’outil doit se concentrer sur sa capacité à vous permettre d’atteindre l’objectif de la démarche. Il est nécessaire d’éviter à tout prix la “gadgétisation” de la participation citoyenne

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